CHRISTOPHE ANTUNES

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Passé par Nimes, Lisbonne, Londres et Paris, Christophe Antunes conjugue origine, individu et matière dans des espaces libres et mesurés.

Il tire de ses explorations urbaines son goût pour la verticalité et les perspectives, pour le sentiment de liberté qu’ils procurent, plus généralement pour le décloisonnement et l’ouverture.

Nimes

Christophe Antunes explore d’abord sa ville de naissance :  Nimes, ses monuments romains millénaires, ses rues médiévales, ses jardins du 19ème. Il se rafraichit dans les lieux de culte dont il aime les perspectives ordonnées (colonnes et arches se suivent de façon prévisible et rassurante).

Chaque sortie est l’occasion de scruter l’aspect des rues, des façades. A 11 ans il sait qu’il veut devenir architecte. Il court les chantiers et consulte discrètement les plans techniques des maisons que construit son père. Aujourd’hui encore les chantiers sont sa madeleine de Proust.

Un jour la Médiathèque Carré d’Art, œuvre de Norman Foster, ouvre ses portes au public et il est fasciné par le contraste qu’oppose ce pavé ouvert et transparent à des rues chargées d’histoire. C’est le début d’une quête de contrastes et de célébration de l’altérité.

Lisbonne

A 19 ans Christophe trouve à Lisbonne un exil familier, une ville lumineuse que l’Expo 98 fait bouillonner. Il est happé par l’immensité du Tage et le symbolisme des colonnes immergées du débarcadère de la place du Commerce, à la fois lieu de départ et lieu d’arrivée.

Sa « Londres ibérique » est ordonnée et festive, libre et conquérante, énergique. Il rencontre des Portugais de Macao, Goa, d’Afrique, les descendants d’émigrés des quatre coins du monde, des artistes et une communauté de professionnels étrangers…  C’est un festin de diversités et d’horizons.

Depuis lors, la variété de l’humain et du bâti nourrissent sa vision d’un monde libre, aux espaces bien faits qui procurent un confort serein. Lisbonne est une deuxième naissance qui dure trois ans, avant de partir à Paris.

Paris

A 21 ans, il rentre en France, Paris cette fois. La ville lumière ne le convainc pas, des tribus se toisent qui enferment les singularités et ne se mélangent pas. Mais il lie ici des amitiés sincères et durables et résidera autour de la porte Saint Denis (grands boulevards) pendant six ans.

Londres

A 27 ans Christophe pose ses valises à Londres, sa « Lisbonne britannique » où créativité et singularités sont célébrées. Ce changement de perspectives, de sens et plus encore l’usage différent des couleurs, sombres, « brumeuses », à contre-courant, continuent d’irriguer son imaginaire.

Christophe continue ses voyages ; il visite pieusement Brasilia que l’audace de son bâtisseur et les œuvres les plus curvilignes inspirent. Pour lui les angles droits divisent et enferment, les lignes simples et les obliques libèrent.

A 40 ans, de retour en France, Christophe Antunes a cédé à sa vocation, s‘est formé au métier d’architecte d’intérieur. Il crée en 2019 son agence.